Artiste qui évolue sur un fil, à 3mètre au dessus du sol, avec parfois, la présence d’un ressort, ce qui lui donne l’élasticité qu’on appelle le tempo. Julie Gauthron, designer et plasticienne, elle aussi travaille sur et avec le fil de fer. Matériau léger, souple et flexible, qui permet la ligne et le tracé. Qui permet aussi le geste radical de la coupure et qui fait que l’artiste semble littéralement sculpter l’espace. Elle frôle, elle rétablit, elle équilibre, elle façonne des volumes délicats et aériens, en suspens dans l’espace réel. Elle fait apparaître une infinité de formes, en nuances, en fragilité et comme en écho au cirque de Calder et à ses mobiles. Sans oublier le rythme, cette rapidité de l’exécution de l’artiste, rapidité et prise de risque comparable à une performance, comparable à une calligraphie en apesanteur. Quant au néon, l’autre matériau, il permet à l’artiste de jouer avec l’immatérialité, le reflet, l’ombre et la lumière.

Gaya Goldcymer
Sémiologue